Un appartement plus que sinistre. Une tasse dont le contenu était vidé sur la moquette. Une tonne de papier ne faisait que de s'entasser sur le petit bureau en bois de chêne. C'est assise sur le rebord de la fenêtre, vêtue d'une courte chemise bleue en soie, ses longs cheveux noirs quelque peu ondulés, et, avec le regard perdu dans l'horizon que cette jeune
Emma McWenday - fille d'un célèbre homme d'affaire - scrutait autant que ses grands yeux vert émeraude le lui permettaient le périple des quelques voitures traversant Berlin. Elle resta un long moment dans cet étrange position en se demandant ce qu'elle pouvait bien faire là, dans cet immonde appartement situé à l'est de la capitale. «
Comment ai-je pu tomber aussi bas ? » se demanda t-elle intérieurement, en espérant qu'une réponse, ne serait-ce qu'assez potable, puisse faire soudainement son apparition. Chose tout à fait impossible. Comment avait-elle fait pour en arriver là? Comment a-t-elle pu faire une chose aussi absurde et ignoble? La jeune fille resta figée encore l'espace d'une seconde, cherchant la moindre réponse qui pourrait lui venir en aide. Elle n'en trouva pas. Était-ce si surprenant que ça? Peut-être pas. Elle détourna son attention sur celui qui occupait la majeure partie de ses pensées : cet homme qui lui paraissait si étrange. Certes il était un peu gauche et complètement maladroit avec elle mais tellement adorable. Elle s'en était voulu longuement de lui avoir infligé un si lourd fardeau qu'est le sien. Lui pardonnera-t-il un jour ou restera-t-il submergé par sa si grande beauté? D'un geste lent et qui se voulait le plus discret possible, Emma descendit de la rambarde en bois puis regarda une derrière fois son « péché ». Celui qu'elle n'aurait jamais du commettre : cet homme si charmant et inoffensif. Quelques planches de bois se mirent à produire un léger craquement sous le poids de la belle brune. Puis, sans faire le moindre bruit, elle descendit les quelques marches, une à une pour se rendre au sous-sol. Une fois un pied à terre, elle soupira longuement de satisfaction. Par chance, elle n'avait pas réveillé ce si bel ange qui dormait encore à l'étage. Rien de bien anormal puisqu'il faisait nuit. A croire que le soleil n'était pas près de montrer le bout de son nez.
Et tant mieux. ____Prise d'une envie gourmande suspecte, elle se permit de boire à son aise un excellent chocolat chaud dans la cuisine qui paraissait être en réparation. Tant pis. Cela lui servira certainement de leçon de se servir comme cela chez un parfait inconnu. Un inconnu dont elle ne connaissait point le nom. Tout ce qu'elle savait, ou du moins la seule chose dont elle pouvait se souvenir à son sujet était que son prénom commençait certainement par un «
A » ou un «
E ». Mais au fond, cela lui importait peu. Elle avait eu ce qu'elle voulait, elle s'était fait gentiment pardonner en lui offrant son corps et puis les comparaisons s'arrêtaient là. Bien sûr, Emma se souviendra sans doute jusqu'à la fin de sa vie de ce bel étranger qui lui avait fait l'amour avec la plus grande douceur du monde mais elle n'avait pourtant pas réussi à ne penser qu'à lui, l'homme dont elle était tombée follement amoureuse lorsqu'elle était plus jeune alors qu'on lui faisait des choses certainement moins recommandables. Était-ce vraiment si maladroit et abjecte d'avoir eu cette pensée en de tels circonstances? Certainement, mais elle ne pouvait cependant pas s'en empêcher. La jeune femme s'était pourtant ravisée après s'être réveillée dans les bras de se beau ténébreux de rentrer chez elle, dans se manoir qui était sa demeure propre. Elle n'aimait pas y vivre, l'atmosphère qui y régnait était froide et paralysante, presque troublante. Prétextant qu'elle ne voulait pas y retourner, elle resta dans un appartement qui n'était visiblement pas le sien, quelques heures de plus. De toute façon il n'était pas réveillé, du moins pas encore. Emma avait l'impression que les liens qui la retenaient encore là-bas n'étaient que ces nombreuses photos de sa défunte mère, celle dont elle n'avait jamais connu l'existence. Elle ne ressentait aucune absence au fond de son c½ur, elle en paraissait complètement détachée. Elle espérait en vain oublier ce terrible passé, de faire comme si de rien n'était. Car oui, cette adolescente transformée contre son gré en un monstre dont elle ne pouvait avoir le contrôle, priait pour que cela ne soit qu'un mauvais rêve et qu'un beau jour, elle puisse de nouveau retrouver une vie tout à fait normale. Pourquoi était-elle si différente des autres? Pourquoi l'avait-elle choisi elle et non pas une autre? Aucune explication potable ne lui a malheureusement jamais encore traversé l'esprit.
C'était comme ça, un point c'est tout.-
Tu nous quitte déjà? fit une voix de l'autre côté de la pièce.
La belle brune sursauta l'espace d'un instant. Puis elle se retourna vers son interlocuteur et afficha un sourire narquois.
-
Comment ça « nous »? A présent vous êtes plusieurs à vivre dans cet appartement ? demanda-t-elle d'une voix joyeuse.
- Pas du tout mais j'aurais espéré que tu prennes ne serait-ce que le petit-déjeuner en ma compagnie. lui annonça-t-il, en lui faisant la moue.
- Non ..Ils restèrent quelques instants à se regarder l'un l'autre, puis elle reprit :
-
Merci, c'est vraiment très gentil de ta part mais je préfère décliner ta proposition. Il ne vaut mieux pas que je reste.
- Mais pourquoi donc? Je n'ai pas été suffisamment à la hauteur de tes espérances cette nuit? Pourtant j'ai eu l'entière conviction que tu as toi aussi pris ton pied . . .
- La question n'est pas là, affirma t-elle, en essayant de se cacher la vérité à elle-même.
-
Alors où est-elle?
- Je . . . je ne sais pas. Écoute euh . . . Andreas, fit-elle en se rappelant subitement de son prénom,
ce n'est vraiment pas une bonne idée que je reste à tes côtés.
- Pourquoi? Non vraiment Emma je ne te comprend pas. Attends deux petites secondes . . Tu débarque de nul part, tu te permets de boire mon sang, je te fais poliment l'amour et puis soudain, tu décide de partir comme une voleuse, en n'ayant aucun prétexte. Tu voulais que je dise quoi au juste? siffla-t-il entre ses dents.
-
Tu n'as pas non plus refusé à ce que je sache... cria-t-elle au bord des larmes.
C'était là sans doute la phrase de trop. La goutte d'eau qui fait déborder le vase. Elle était à bout, elle n'aimait pas ce qu'elle était devenue : un être nuisible au bonheur de tous. Au début, elle s'en voulu de lui avoir balancé quelque chose d'aussi horrible à la tête mais elle se ravisa, et se dit que c'était finalement peut-être mieux comme ça.
-
C'est vraiment ce que tu penses de moi?
- Non ... bien sûr que non. lui répondit-elle la voix tremblante.
Le beau blond s'approcha d'elle et la prit longuement dans ses bras. Il était venu le temps pour lui de la réconforter, à son tour. Il lui devait bien ça. En échange, Emma lui sourit gentiment. Elle se dégagea de son étreinte et de ses bras si protecteurs pour ensuite remonter à l'étage pour s'y rhabiller comme il se doit avant de quitter les lieux.
Pourquoi ne suis-je pas comme les autres . . .?Arrivée au premier étage, elle enfila sa petite robe de soie noire lui rappelant de nombreux souvenirs de la veille au conservatoire. Elle soupira d'amertume. La jeune adolescente scruta son reflet dans la grande glace en bois forgé et se permit de remettre quelques mèches brunes qui s'étaient malencontreusement égarées sur son beau visage de porcelaine. Puis, ramassant ses affaires traînant sur place, elle se rendit au rez-de-chaussée. Avant de claquer la porte, il lui souffla :
-
Je ne dirai rien de tout ça à personne, je t'en fais la promesse.Elle afficha un sourire tendre avant de lui donner en retour un simple :
-
Merci .*
_______Emma posa un pied sur le bitume froid de Berlin. Les quelques lampadaires allumés commencèrent à s'éteindre les uns après les autres pour permettre au soleil d'accéder à une plus large place. Aucun nuage gris comme il y en avait d'habitude n'étaient présents ce jour-là. Tout était calme, paisible et agréable à savourer. Bon nombre de voitures circulaient déjà sur la route principale. Non, aujourd'hui il n'y avait pas le genre de personnes qui s'apprêtaient à courir un marathon pour se rendre chez eux. En ce moment même, pour la plupart, ils commençaient à se rendre dans le métro pour se rendre à leur précieux travail tandis que d'autres somnolaient encore. La jeune brune au regard ténébreux et envoûtant accentua un peu sa marche d'un pas maladroit et précipité.
Prise d'une soudaine envie de reprendre son souffle, elle se posa sur un banc un peu vieillot et qui paraissait en très mauvais état. Mais au fond, elle s'en fichait. Pas de chichi aujourd'hui, rien. Juste une adolescente normale et plus que banale. Elle fouilla son sac rapidement, espérant y trouver son téléphone portable pour joindre Lucas. Plus de batterie. Elle se mis à croire que la poisse l'avait suivit jusqu'ici.
Et merde !Déçue et désespérément épuisée, la pianiste en herbe reprit son désormais difficile et long périple à travers les rues de la capitale sous les regards insistants des passants. Elle haussa simplement les épaules. Elle avait décidément d'autres chats à fouetter plutôt que de se demander pourquoi ils la regardaient de cette façon. Après quelques minutes, elle arriva enfin devant la barrière qui donnait accès à un immense jardin qui conduisait par la suite au manoir. Sa maison. Emma respira longuement, poussa la lourde barrière, ce qui eu pour effet un grincement assez désagréable qui lui parvint aux oreilles. Elle fut surprise de découvrir qu'une lumière était restée allumée à l'étage. Non ce n'était pas possible. Elle s'était pourtant assurée d'avoir bien éteint chaque interrupteur avant de se rendre au conservatoire. De plus, la jeune fille ne se rendait jamais dans cette pièce. Cela lui rappelait trop de mauvais souvenirs provenant de sa douloureuse enfance.
Elle avança encore de quelques pas et introduisit la clé dans la serrure, les mains moites et le c½ur battant la chamade.
Comment était-ce possible ?A peine un pas franchit sur le seuil de la porte que la vieille dame habitant de l'autre côté de l'immense maison fit son apparition.
- Ô ma petite Emma! Cela fait maintenant deux jours que vous n'êtes pas venue nous rendre visite à mon petit Victor et moi. Je me suis fais un sang d'encre pour vous! Ce n'est pourtant pas dans vos habitudes.La vieille dame vouvoyait sans cesse la jeune fille, sans doute pour s'amuser à un jeu qui n'avait probablement aucun intérêt. Cela n'était que pour la taquiner, rien d'autre. Emma se surprenait elle-même à afficher un léger sourire.
-
Clélia vous êtes vraiment adorable mais ne vous inquiétez plus pour moi. Je n'en vaut franchement pas la peine , justifia la jeune adolescente.
- Tss ... tss. Pas de sottises voyons, ma Chérie. Dites-moi donc pourquoi êtes-vous aussi pâle, on croirait presque que vous n'avez pas mangé depuis des jours vu la blancheur de votre pauvre visage! rappliqua la vieille dame en secouant la tête de la gauche vers la droite.
- Eh, je suis juste un peu fatiguée, c'est tout. Mais par pitié, ne vous inquiétez plus pour moi.D'un geste tendre, elle colla sa main contre la joue de la vieille dame. Puis, décidant que le moment était venu pour elle de partir, elle poussa la lourde porte.
-
Emma, attendez deux petites secondes ma petite! s'écria Clélia au loin. J'ai surpris depuis maintenant trois jours un beau jeune homme qui se rend devant votre porte, un joli bouquet de fleurs en main. Je l'ai espionné l'espace d'un instant et j'ai vu de mes propres yeux qu'il était un peu gauche et maladroit et qu'il n'avait pas assez de culot pour sonnez à votre porte. Quoi qu'il en soit, il rode depuis quelques temps près de votre magnifique demeure et, si vous voulez mon avis, il est très mignon, si vous voyez où je veux en venir !La vieille dame lui fit un clin d'½il accompagné d'un léger sourire pervers. Emma se mit à rire aux éclats. Seul Lucas savait la faire rire de cette façon lorsqu'elle le surprenait toujours dans des situations plus qu'embarrassantes.Elle aimait beaucoup cette vieille Clélia. Remplie de petites attentions et plus qu'adorable. A croire qu'elle était comme une mamie qui était prête à se plier en quatre pour subvenir aux besoins de sa petite fille dont le nom a toujours été tu jusqu'à maintenant.
*
La jeune femme respira longuement et appuya sur la poignée de la porte.
Étrangement, elle ressentait comme un mauvais pressentiment.
La peur du vide.C'est avec une boule au ventre, sentant que son c½ur pouvait lâcher à n'importe quel moment, que la fille d'un des plus célèbres hommes d'affaire pénétra à l'intérieur de la bâtisse. Au moindre bruit, elle se retournait d'un geste mécanique pour s'assurer qu'il n'y avait personne. Ce qui était encore plus étrange, se fut que la serrure n'avait pas été forcée, et qu'aucun carreau n'avait été brisé. Un craquement se fit entendre . . .
Mais étrangement, il n'y avait rien ni personne ...
A croire qu'elle ne faisait qu'avoir des hallucinations.
Non peut-être pas.__________ La jeune adolescente monta rapidement les marches qui ne faisaient que de défiler sous ses pieds pour se rendre au deuxième étage - l'endroit où se trouvait son jardin secret - sa chambre. Une fois à l'intérieur, elle avait espéré le moindre réconfort mais rien de tout cela ne fut exaucé. Emma s'allongea, un regard sans aucune expression, inerte sur un grand lit aux draps défaits et chiffonnés. Elle tourna lentement son visage vers la table de chevet afin d'apprendre l'heure qu'il était. Mais au fond, cela lui était complètement égal. Elle allait sans doute rester toute la matinée à se morfondre sur son sort, dans son immense lit à baldaquin, de longues traces noires tracées le long de ses paupières. Seulement vêtue d'un grand T-Shirt blanc appartenant à Lucas taché d'immenses taches noires, provenant de son mascara qui a un peu trop souvent coulé. Elle soupira longuement de mélancolie. Son visage laissait paraître de l'anxiété, ses traits étaient devenus plus visibles avec le temps, laissant paraître une lassitude quotidienne et de la tristesse. Mais malgré tout ça, elle était toujours aussi belle, voire même beaucoup trop. On n'aurait beau l'habiller affreusement, la maquiller comme un pot de peinture, elle serait toujours aussi charmante.
Prise d'un souffle, la brunette resserra sa grosse peluche en forme d'ourson entre ses bras. Une étreinte affectueuse qui lui avait tant manqué. A croire qu'elle cherchait désespérément y trouver un peu d'amour, une source de chaleur provenant d'un simple humain, mais rien. Nada. Elle esquissa un faible sourire nostalgique lui rappelant que c'était sa si gentille grand-mère qui la lui avait offert pour l'âge de ses sept ans. Avec le temps, la bille en verre lui servant d'½il s'était décollée de son orbite. Ce qui, étrangement, le rendait encore plus mignon, faisant tout son charme. Non de façon très galante, elle essuya ses quelques larmes à l'aide d'un mouchoir qu'elle avait trouvé par hasard sous son oreiller bleu clair. Elle n'aimait pas sa vie, ce qu'elle était devenue au fil des années. Il lui manquai, cet être si bénéfique et important à ses yeux. Était-il encore de ce monde?
Quelques minutes plus tard, elle se ravisa et sortit avec peine de son lit si douillet. Elle se sentait comme sale, complètement coupée du monde extérieur. Elle prit longuement une douche après avoir quelque peu hésité entre cette option ou un bon bain chaud. Certes, elle avait tout le temps qu'elle le voulait puisqu'elle venait de prendre deux semaines auparavent un congé sabbatique mais elle s'y résigna tout de même au dernier moment. Elle enroula une longue serviette autour de sa poitrine - la recouvrant jusqu'à ses hanches - puis scruta son reflet à l'aide d'une immense glace d'époque Louis XVI parsemée de petites fleurs en or . «
Je ne suis plus celle d'autrefois, je ne suis pas belle. » Pensa-t-elle tout bas. Si sa mère avait été là, elle se serait sûrement fait gronder. Comment pouvait-elle dire une chose pareille! Bien sûr qu'elle était jolie. Un léger sourire narquois se dessina sur ses lèvres à cette pensée. Sa défunte mère lui manquait tant, pourquoi était-elle partie si tôt comme tous les autres? Non elle n'avait pas le moindre souvenir d'elle, simplement quelques histoires futiles que lui racontait son cher papa lorsqu'il n'était pas encore trop occupé par son travail. Après un bon temps de réflexion à fouiller sa grande garde-robe, elle opta pour un simple jean un peu délavé, un grand tee-shirt blanc, orné de quelques écritures noires, lui collant à la peau, et de simples converses noires. De toute façon elle n'avait aucunement besoin de plaire à qui que se soit. Pas même à son Lucas et encore moins à ce parfait inconnu qui rodait près de chez elle.
Emma tourna pendant un court moment son visage vers la grande baie vitrée qui séparait dès lors sa chambre en deux. Elle eut cru un bref instant que ce visage si précieux à ses petits yeux était face à elle, à quelques centimètres de sa bouche. L'un de ses meilleurs amis, son confident, celui dont elle était follement tombé amoureuse autrefois : son Bill. Au fond, elle n'a jamais vraiment su pour qui elle éprouvait des sentiments. Bill ou Tom? Certainement les deux. Était-ce si malsain? Oui, peut-être. Mais après bien des années, elle en avait conclu que tout cela était de sa faute. Oui c'est de sa faute si elle et ses deux petits compatriotes ne se voient plus à présent. La sienne et celle de personne d'autre. Si au moins elle avait eu ne serait-ce qu'un peu plus de chance, pour que ces lettres qu'ils lui faisaient parvenir soit arrivées un jour à destination. Si seulement . . .
Mais cela appartenait au passé à présent.
Seule cette chose qui lui arrache le c½ur un peu plus chaque jour la rattache encore à ces innombrables démons.
Que cette horrible chose . . .____________________________________________
Pendant un bref moment, tu as cru que cela ne m'atteignait que plus.
Tu m'as alors brisé le c½ur en partant aussi vite que tu étais venu.
Sache Monsieur Kaulitz, que tu m'as profondément arraché cette petite chose qui fait pourtant si mal.
Je t'en veux, Ô oui mais tu es mon tout.
Celui que j'aime . . .
Que ce secret soit à jamais mêlé à cette totale incompréhension .
Je t'aime , bien plus qu'en de simples mots . . .
M'as tu vraiment oublié après toutes ces années ?
Je me le demande encore aujourd'hui .
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