Welcome.

Welcome.
Des écrits , les miens....

BonjourouBonsoir .


___C'est tellement peu original de toute façon .
___Si cela puisse changer en quoi que se soit la suite
___Des évènements , je m'appelle Lyah McWanday .
___L'écriture est une passion pour moi et j'espère ,
___Ô sincèrement , que vous prendrez autant de
___Plaisir que moi pour lire cette histoire qui va suivre .
___Ecrite par mes propres mains , nostalgique dites-vous ?


Bienvenue sur Geschichte Schwarzer .

Bonne lecture .

# Posté le samedi 23 février 2008 16:53

Modifié le dimanche 28 septembre 2008 10:32

Kapitel number ein .

Kapitel number ein .
Le froid était présent dans chaque parcelle de la sinistre ville . Aucun bruit ne se fesait entendre ce soir là , pas même le grognement d'un minable chien . Rien . La nuit était calme , peut-être même beaucoup trop calme . Là , assise sur le rebord de la fenêtre se tenait une jeune adolescente que nous nommerons Emma . Le reflet de la pleine lune reflétait à chaque seconde un peu plus la blancheur extrême et effrayante de son faible corps . Elle se sentait fatiguée, vidée de toute énergie nécessaire à sa survie . Elle semblait être vidée de toute chaleur , comme si le sang n'arrivait plus à atteindre ses veines , son c½ur et toutes sortes d'organes . Oui Emma paraissait comme morte , aussi maigre et dépourvue de chair , sa peau ne se collait plus que contre ses os . Une blancheur commune aux cadavres . Autant vous dire qu'elle ne ressemblait plus à rien , bien que , son charme et sa beauté étaient quant à eux , toujours aussi présent .
Un craquement se fit entendre sous le poids d'un homme . Un humain ? Finalement , peut-être pas . Emma se retourna d'un geste presque habituel . Ces temps-ci , la peur lui collait à la peau , au moindre bruit elle se retournait et scrutait derrière son épaule comme si elle sentait à des kilomètres qu'une forme humaine , une présence inhabituelle était à ses trousses . Les cauchemars se faisaient toujours aussi présents , aucune nuit n'était assez paisible à son goût , elle était sans cesse épuisée alors qu'elle n'avait effectué aucun effort physique comme nous l'aurions pu le penser . Alors qu'elle est cette étrange chose qui l'affaiblissait de jour en jour ? Tout comme vous , je ne saurais quoi vous répondre . La jeune fille se retourna de nouveau , mais cette fois-ci , elle aperçue réellement une ombre qui ne faisait qu'avancer vers elle . Sous l'effet de la surprise , elle poussa un crie de terreur , puis un autre , au fur et à mesure que l'ombre s'approchait a pas de loup vers son faible corps qui paraissait être sans vie .

Puis , plus rien . . .


*

_____Première journée du printemps . Les amoureux se promenaient main dans la main , les feuilles sur les arbres reprenaient de leurs si belles couleurs . Tout était beau et agréable à regarder . Parmi ces gens se trouvait une jeune adolescente au visage d'ange , assise sur les marches du conservatoire le plus célèbre de Berlin . Emma McWenday , voilà son nom . Les mains tremblantes , elle rechercha en vain dans son sac l'objet qui tracassait ses pensées . Elle arrêta un court instant ses recherches et soupira longuement . C'était peine perdue . Elle ne le retrouvera certainement pas . La jeune fille remit en place quelques mèches brunes qui s'étaient malencontreusement égarées devant ses beaux yeux . Puis , il apparût tel un félin se faufilant entre les arbres . Lucas . Elle souriait à cette pensée . Il l'embrassa tendrement sur sa joue et la contempla . Pourquoi . Peut-être par simple envie . Emma est tout ce qui a de plus magnifique chez un être humain . Elle est en possession d'un charme fou qui fait tourner à plus d'un . Et , malgré lui , après toutes ces années passées à ses côtés, Lucas pense être sous son charme . Il s'en veut d'avoir succombé aussi facilement , mais cela faisait à présent tellement longtemps qu'il attendait ce moment , le moment adéquate pour lui avoué ses sentiments . Voilà . C'était maintenant ou jamais . Il prit place à côté d'elle et la contempla longuement . Puis , timidement , il approcha lentement son visage de celui de Emma .

Rien .

Il resta pendant quelques instants dans cette étrange position .

A la regarder comme si elle avait un énorme bouton sur le nez , son visage à quelques centimètres du siens .

Ce qui eut l'effet de faire rougir la jeune fille , après quoi , elle ria aux éclats .


- Pourquoi est-ce que tu me regardes de cette façon ? J'ai quelque chose qui cloche sur le visage ? interrogea t-elle , perplexe .
- Euh... non pas que je sache . répondit-il bêtement .
- Oh je l'ai enfin retrouvé ! s'exclama la jeune fille , brandissant un carnet poussiéreux de son sac à main .


Zut .

Il était trop tard à présent pour qu'elle puisse lui prêter attention .


Emma était bien trop occupée à ouvrir son carnet qui semblait avoir des lustres . « D'ailleurs pourquoi gardait-elle une chose aussi horrible dans son sac à main ? » se demanda Lucas . Pourtant , à première vue cette agenda intéressait beaucoup la jeune fille . Elle se mit à lire ces quelques lignes , le regard perdu entre les mots . . .


Journal tenue par mes soins , 1er septembre 1998 :


Parce que je ne sais pas par où exactement commencer . Tenir un journal intime , coucher sur le papier mes illusions et mes pensées n'est pas si facile que je ne l'eu cru . Tant pis , je me lance . Sans vraiment savoir où cela me mènera . Je me nomme Emma McWenday , fille d'un célèbre chef d'entreprise qui est sans doute l'un des plus riches homme d'affaire du moment . Mais cela importe peu dans ma vie , cela ne me touche que presque plus . Du moins , plus maintenant . Je suis ce qui pourrait être qualifié d'une pauvre fille à papa , une bourge et je ne sais quel surnom aussi idiot soit-il . Une petite brune avec quelques rougeurs qui apparaissent lorsqu'on cherche en vain à me mettre dans des situations plus qu'embarrassantes . J'en rie encore maintenant . J'ai des grands yeux verts émeraude que j'ai hérité de ma belle maman qui est montée aux cieux depuis quelques années à présent . J'ai 9 ans jour pour jour aujourd'hui . Assise sur mon immense lit à baldaquin , enfouie sous les quelques draps d'une blancheur éclatante , je vous écrie ses nombreuses lignes . Pourquoi . Je ne serais vous le dire . Sans doute pour me sentir ne serait-ce qu'un peu plus existé , laisser une petite trace après mon rapide passage . Je me sens affreusement seule aujourd'hui , comme tous les autres jours qui ont précédés jusqu'à maintenant . Ma maman me manque avant tout , et puis mon papa travaille sans cesse . Je le vois peu souvent . Zelda , notre gouvernante me garde depuis quelque temps . Tout le temps d'ailleurs . Il n'est jamais là , à quoi bon , je le déteste . Oh , on vient de sonner . Cela doit sûrement être mes petits compatriotes . Oui c'est comme ça que je les appelle , ce sont deux jumeaux . Bill et Tom . Qu'est-ce qu'ils sont beaux ces deux petits anges ! Leur maman est très gentille mais elle est divorcée depuis peu de temps alors ils viennent souvent me rendre visite , sûrement parce qu'ils sont tristes de cette séparation . Pourtant , ils n'osent le dire . Je ne pose jamais de questions , car après tout , ce sont des garçons . Cher journal , oui je vais t'appeler comme ça . Je dois y allez , ils m'attendent . Avant cela , je dois t'avouer un secret : je crois que je l'aime . . .


Emma .


________ C'était cette même Emma qui avait écrit ces lignes , du moins il y a quelques années déjà . A présent , elle n'est plus cette petite brunette comme il en a été décrit sur cette page . Non maintenant elle est grande , belle , franche , plus sûre d'elle et sans ses deux petits compatriotes . Oui car Emma avait déménagé , depuis de nombreuses années déjà . Maintenant Emma vit à Berlin . Elle n'aime pas cette ville , malgré le fait qu'elle soit plus qu'agréable à regarder lorsque le soleil est couché .
Bill et Tom lui manquaient , peut-être même beaucoup trop mais elle se disait parfois que c'était mieux ainsi , que c'est grâce à cette séparation brutale qu'elle était devenue enfin une femme . Ce n'est peut-être pas si vrai que cela . Elle ne les à plus vus depuis bon nombre d'années , depuis que Emma et son père ont emménagé ici . Pourtant cette petite cicatrice en forme de croix imprégniée sur l'avant bras des trois adolescents sont elles , toujours bien présentes . Une marque qui signifie une chose bien trop importante pour l'oublier . Un signe qui en dit long sur la réelle signification de Emma et qui est-elle depuis tout ce temps. Mais maintenant il y a Lucas , son meilleur ami , la personne en qui elle compte le plus qu'à la prunelle de ses yeux . Bien sûr il ne remplacera jamais ses deux amis d'enfances car aucune personne vivant sur cette Terre ne peut réellement être remplacée par une autre .

D'abord se fut un soupir . Une larme . Puis , deux . La jeune fille referma le petit livret contenant de nombreuses pages épaisses , ce qui eu l'effet de faire virevolter quelques particules de poussière sur le sol. Les années avaient marqué chez elle comme une sorte de bon sentiment , avaient fait d'elle une jeune femme épanouie et plus ou moins heureuse . Pas grand chose n'avait changé chez sa petite personne tous de comptes faits . Enfin , pas en nombres conséquents qui vous feraient certainement perdre la tête . Son père , Ian Michael McWenday est toujours autant occupé par son foutu boulot de chef d'entreprise . Bien sûr , au fil des années , il a franchit de nombreux échelons , vagabondant de grade en grade . Le voilà étant le milliardaire le plus convoité des plus jeunes femmes . Pendant que Emma était inlassablement perdue dans les démons de son passé , Lucas la contemplait , encore et encore .

Si seulement elle savait quels sentiments avaient pris possession du c½ur de son meilleur ami . . .

*

__________ L'instant qui fut si paisible à savourer prit fin lorsque Emma se leva et rangea avec inquiétude le petit carnet dans son sac à main . Elle avait repris conscience de la dure réalité et se souvenu de l'objet pour lequel elle se trouvait ici , sur les marches du conservatoire . Un jeune homme de taille moyenne venait à sa rencontre . Trop tard , pas le temps de respirer , de discuter avec son meilleur ami - elle devait joué et qui plus est , devant une salle de deux cent personnes présidé par cinq jurés avec un tallent apprécié de tous .

- Mademoiselle McWenday , c'est à vous . Si vous-voulez bien me suivre s'il vous plaît . ordonna l'inconnu .
- D'accord .


C'est avec les mains moites et le c½ur battant à toute vitesse que la jeune adolescente pénétra dans l'immeuble . Il ne lui fallut que quelques instants pour se préparer , s'habiller d'une robe noire magnifique venant d'un des plus grands couturiers du moment et se maquiller légèrement . Elle monta d'un pas maladroit , peu sûre d'elle sur l'avant de la scène . Elle prit place sur le petit tabouret disposé près du piano sur lequel elle allait jouer . « Il ne devrait pas y avoir de problème . » pensa t-elle tout bas . Son père était venu pour la toute première fois à l'un des concertos de sa fille et Lucas était lui aussi présent dans la salle . Des centaines de personnes étaient venues également pour assister au morceau de piano qu'allait leur proposée Emma McWenday .

Voilà tout commence ici .

Cachée derrière son piano , Emma fit glisser ses doigts sur quelques touches de l'instrument .

Première mélodie .Tout devrait bien se passer .

Et pourtant . . .

# Posté le samedi 23 février 2008 17:43

Modifié le dimanche 28 septembre 2008 10:32

Kapitel number zwei .

Kapitel number zwei .
Un silence de mort mais à la fois agréable à savourer règnait dans la pièce. La salle toute entière était plongée dans une atmosphère de bien être. Seules les quelques notes s'échappant lentement du piano dont les touches glissaient sous le poids des doigts d'Emma et le bruit léger que procurait les feuilles de partitions qui se tournaient lentement se faisait entendre dans la pièce. De légers tapotements de doigts contre une robe noire plissée faisant face à un concerto merveilleux, nous transportant jusqu'à l'autre bout du monde. Un chef-d'½uvre humain joué par une Emma totalement magnifique et plus que radieuse. Les quelques places vides ne faisaient que de se remplir. Les gens étaient sous le charme de la si belle jeune femme et surtout de son talent incomparable. Puis il fut venu le temps de jouer une dernière note. Sans doute la plus belle de toutes.
Personne ne remarqua la tonalité qui sonnait fausse. La jeune adolescente soupira de mécontentement et de mélancolie. Voilà le résultat obtenu . «Quelle pauvre sotte suis-je donc ! »pensa-t-elle tout bas. Une dernière note, oui mais pas la bonne. Un la au lieu d'un sol. Il n'y avait qu'elle pour remarquer ce genre de chose tout à fait absurde. Pas même les jurés qui s'étaient empressés de brandir leurs petites pancartes en bois sur lesquelles étaient affranchi un 9 ou un 10/10 et, encore moins le public qui, quant à lui, s'était levé des sièges en un éclair pour adresser un tonnerre d'applaudissements à la pianiste. « Et ce pourtant » qui vous avait tellement dérangé. Non rien de grave, juste une déception immense pour la jeune femme et un coup plus que déprimant dans son ego d'adolescente. Emma s'empressa de marcher jusqu'au devant de la scène et salua rapidement son public, qui était venu nombreux ce soir-là. Elle regagna à une vitesse folle les coulisses, sans se demander réellement ce que pouvait penser le propriétaire du conservatoire de son geste si mal placé.

Un claquement de porte se fit entendre.

- Eh Emma pourquoi es-tu partie si vite? Tu ne viens pas remercier ton public? demanda une voix que trop familière .

Lucas. De nouveau lui, finalement c'est peut-être le seul à pouvoir la comprendre.

- Non pas ce soir, s'étrangla la jeune fille dans un sanglot, avant de finir par s'écrouler à même le sol, en pleurs.
- Pourquoi donc? Je ne suis pas sûr de bien saisir là. Emma!
- Lucas je me suis trompée bêtement dans la dernière note. Je ne suis qu'une pauvre sotte! Moi qui avait tellement travaillé sur ce concerto, résultat des courses, je me plante royalement. Je m'en veux, vois-tu.
répliqua-t-elle, comme si cela n'était qu'une évidence.


Un sourire de soulagement s'étira sur les lèvres du beau brun.

Ce n'était donc que ça?

Pour une simple note?


Il releva Emma du sol en la prenant par les épaules, puis après un regard attendri, l'embrassa plus qu'amoureusement sur sa joue rougie par les larmes. Non pas de baiser, pas aujourd'hui - du moins pas encore. Il voudrait, oui , mais le repoussera-t-elle sous le coup des émotions? Beaucoup trop de questions . .

*

_____Comment cela allait-il se finir? En amour dérisoire ou en si belle amitié? Personne ne le sait, pas même eux. Il s'approcha d'elle et l'a prit longuement dans ses bras. Il sentit la respiration saccadée de la jeune fille sur son cou, il était heureux. Pour un rien, c'est vrai. Les sentiments qu'il éprouvait envers elle ne sont aucunement descriptibles. Bien sûr, il pourrait vous raconter des tas de choses sur elle mais il ne ferait que la complimenter sans admettre le moindre défaut qu'elle a en sa possession. Une sensation bien étrange mais tellement agréable à porter lorsqu'elle est réciproque. Mais est-ce vraiment le cas chez ces deux personnes? Après quelques minutes passées dans cette étrange position, elle se dégagea à contre c½ur de sa si douce étreinte et regagna la sortie, le c½ur lourd et les larmes aux bords des yeux.

- Je t'appelle dès que je me sentirai un peu mieux, c'est promis,murmura-t-elle sans prendre la peine de respirer.

_______Des promesses sans doute à jamais oubliées. Elle poussa avec le peu de forces qui lui restaient la lourde porte de l'immeuble. Une fois à l'extérieur, elle sentit le vent glacial lui fouetter brutalement son beau visage de porcelaine. Ses poumons se remplirent de l'air malsain et menaçant de Berlin. Pour cause, la circulation à l'intérieur la ville ne faisait qu'accroître. Prise par de soudains frissons, l'adolescente referma correctement son manteau noir et, avec discrétion, fourra ses mains si frêles à l'intérieur de ses poches. Il faisait froid et le vent était tout aussi brutal. Pourtant , l'air pur lui faisait énormément de bien, la rendait presque heureuse. Des centaines voire même des milliers de personnes s'agitaient tout autour, la frôlant légèrement. Ils étaient bien trop pressés de rentrer chez eux parce que leur travail les avait littéralement épuisé. Oui Emma était heureuse de voir ces personnes si inoffensives courir à toute vitesse près d'elle. Ils étaient bien trop pressés de ne pas rater le métro ou bien encore de ne pas se prendre une amende parce que leur voiture était, malgré eux, mal garée, qu'ils ne prêtèrent aucune attention à la jeune fille. Ils ne savaient donc rien, pas la moindre information n'avait circulée à son propos.
Poussée à bout et la faim bien trop présente à l'intérieur de son corps, la jeune pianiste en herbe soupira longuement avant de s'enfoncer dans une banlieue plutôt « chic » de Berlin. Là-bas il n'y a quasiment que des fils à papa qui y rodent, et généralement ils sont la proie idéale. Clap. Un pied sur le sol. Puis deux. Mon Dieu, ils sont tellement innocents! L'adolescente jeta quelques regards dans chaque parcelle de la rue et parmi tout ces hommes et ces femmes , elle trouva enfin le bon. La personne idéale pour sa minable survie. Nous revoilà à la case départ. Qui est réellement Emma? Tout comme vous, je ne saurais quoi répondre.
D'un pas assez réservé mais tout de même décidé, elle se dirigea tout droit vers la personne en question. Un beau blondinet au regard bleu azur et de corpulence normale , merveilleusement bien musclé. Bref le gendre idéal dirait-on. Pourtant, ce n'était là pas l'objet de la visite d'Emma. Elle ne souhaitait en aucun cas y trouver son prince charmant. Non car pour ses beaux yeux, l'homme parfait était déjà à sa portée. A vrai dire, c'était bien plus sadique que celà. Mais dites-vous bien que ce que pourra faire la jeune adolescente dans les prochaines secondes ne sera que contre son gré. Cette faim immense la pousse certainement à faire des choses qu'elle n'aurait jamais imaginé commettre. . .

*

_________Emma avançait toujours, encore et encore jusqu'à ce qu'elle arrive parfaitement à la hauteur du jeune homme. A quelques centimètres de lui. L'adolescent n'y prêta d'abord aucune attention, puis sentant une présence près de lui, il détourna son regard pour le planter dans celui de la jeune fille. Il semblait troublé par sa beauté. Quant à la jeune prodige, elle ne souffla mot. Elle se demanda d'abord comment il fallait s'y prendre pour ce genre de chose. Comment l'appâter et le prendre pour victime.

Puis, elle se résigna à se dire que ce n'était peut-être pas si difficile que ça.

- Tu attend quelqu'un? demanda t-elle d'une voix charmeuse, s'apercevant que le beau blond ne faisait que de regarder une porte fermée qui se tenait derrière lui .
- Oui c'est ce que je croyais. Mais décidément, il n'est pas décidé à venir. répondit-il en soupirant .

Excellente réponse. Un sourire satisfait étira les lèvres de la demoiselle. Ce sera donc encore plus simple de l'amadouer dans ce genre de situation.

- Et bien nous sommes deux dans ce cas. Ca te dirait de venir boire un bon chocolat chaud avec moi dans un café remarquable à quelques rues d'ici? lui proposa t-elle en lui faisant les yeux doux .
- Hum . . . ma foi, pourquoi pas. affirma-t-il, bien que d'abord il fut réticent à la proposition.
- Parfait! C'est vraiment gentil d'accepter ma proposition.

*

___________Sans doute, est-il un de ces innocents petits hommes à être tombés de nouveau sous son charme. Elle en fut plus que satisfaite. D'un geste d'une telle douceur, elle prit la main du beau jeune homme et la referma à l'intérieur de la sienne. Elle le sentit frissonner. Le trajet fut court mais tout de même fatiguant et plus que silencieux. Aucun des deux n'osait prendre la parole, peut-être par simple timidité. Soit, mais Emma avait bien atteint son but. L'emmener dans une ruelle sombre et plus ou moins déserte. L'endroit parfait pour commettre un crime. L'adolescent, par simple fait d'en invoquer cette étrange pensée, en eu la chair de poule. Il se mit soudainement à regretter d'être venu dans cet endroit, qui plus est en présence de la jeune fille, et d'avoir accepté cette stupide proposition. Mais il se sentit tout de même soulagé lorsqu'il se rendit compte qu'une si belle et charmante fille ne pouvait rien lui faire de mal.

Et pourtant. . .

Elle le prit par l'épaule et le cogna doucement contre le mur en béton gris opaque. Sans attendre, elle planta son regard vert émeraude dans celui de sa victime et à l'aide son index, elle ouvrit d'un coup de griffe une veine de la gorge de se dernier. Un petit cri de douleur s'échappa de sa bouche. Il avait certes un peu mal mais il était bien trop hypnotisé par la chaleur que dégageait Emma qu'il en oublia presque sa peur et sa souffrance . Elle déposa ses lèvres sur celles du beau blondinet et l'embrassa sensuellement. C'était comme une compensation du mal qu'elle eu pu lui faire. Après quoi, elle descendit sa bouche si parfaitement dessinée jusqu'au cou de sa victime et planta ses canines à l'intérieur de la chair. Elle sentit le sang chaud couler le long de sa gorge. Tous ces efforts pour un simple moment de bien être. Elle était de nouveau bien dans sa peau. Que c'était bon! Elle retira avec douceur ses canines de la chair du beau blond et se lécha la commissure des lèvres. Puis, elle l'embrassa tendrement et plus fougueusement que jamais. Aucune réaction venant de la part de sa victime. A croire qu'il était bien trop paralysé et sur le choc de ce qui venait de se produire sous ses yeux. Emma était un vampire, de pur sang oui sans doute mais malgré elle.

Comprenez-le bien.

- Je vais te ramener chez toi et puis je t'apporterai les soins nécessaires pour que tu n'ai pas trop mal. Ce ne sont que deux petites morsures qui disparaîtront dès demain matin. Je te le promet. affirma-t-elle, un sourire rassurant accroché au bout des lèvres.

Il y eu un blanc .

- Da . . . d'accord. répondit-il faiblement, épuisé par les événements .

*

_____________Emma la ressentit de nouveau , une douleur bien plus importante qu'il n'y avait eu lieu autrefois, venant d'une petite cicatrice en forme de croix gravée sur l'avant bras. Celà voulait tout dire. Ses « deux petits compatriotes » étaient bel et bien de retour . . .

# Posté le jeudi 20 mars 2008 15:09

Modifié le dimanche 28 septembre 2008 10:34

Kapitel number drei .

Kapitel number drei .

Un appartement plus que sinistre. Une tasse dont le contenu était vidé sur la moquette. Une tonne de papier ne faisait que de s'entasser sur le petit bureau en bois de chêne. C'est assise sur le rebord de la fenêtre, vêtue d'une courte chemise bleue en soie, ses longs cheveux noirs quelque peu ondulés, et, avec le regard perdu dans l'horizon que cette jeune Emma McWenday - fille d'un célèbre homme d'affaire - scrutait autant que ses grands yeux vert émeraude le lui permettaient le périple des quelques voitures traversant Berlin. Elle resta un long moment dans cet étrange position en se demandant ce qu'elle pouvait bien faire là, dans cet immonde appartement situé à l'est de la capitale. « Comment ai-je pu tomber aussi bas ? » se demanda t-elle intérieurement, en espérant qu'une réponse, ne serait-ce qu'assez potable, puisse faire soudainement son apparition. Chose tout à fait impossible. Comment avait-elle fait pour en arriver là? Comment a-t-elle pu faire une chose aussi absurde et ignoble? La jeune fille resta figée encore l'espace d'une seconde, cherchant la moindre réponse qui pourrait lui venir en aide. Elle n'en trouva pas. Était-ce si surprenant que ça? Peut-être pas. Elle détourna son attention sur celui qui occupait la majeure partie de ses pensées : cet homme qui lui paraissait si étrange. Certes il était un peu gauche et complètement maladroit avec elle mais tellement adorable. Elle s'en était voulu longuement de lui avoir infligé un si lourd fardeau qu'est le sien. Lui pardonnera-t-il un jour ou restera-t-il submergé par sa si grande beauté? D'un geste lent et qui se voulait le plus discret possible, Emma descendit de la rambarde en bois puis regarda une derrière fois son « péché ». Celui qu'elle n'aurait jamais du commettre : cet homme si charmant et inoffensif. Quelques planches de bois se mirent à produire un léger craquement sous le poids de la belle brune. Puis, sans faire le moindre bruit, elle descendit les quelques marches, une à une pour se rendre au sous-sol. Une fois un pied à terre, elle soupira longuement de satisfaction. Par chance, elle n'avait pas réveillé ce si bel ange qui dormait encore à l'étage. Rien de bien anormal puisqu'il faisait nuit. A croire que le soleil n'était pas près de montrer le bout de son nez.

Et tant mieux.

____Prise d'une envie gourmande suspecte, elle se permit de boire à son aise un excellent chocolat chaud dans la cuisine qui paraissait être en réparation. Tant pis. Cela lui servira certainement de leçon de se servir comme cela chez un parfait inconnu. Un inconnu dont elle ne connaissait point le nom. Tout ce qu'elle savait, ou du moins la seule chose dont elle pouvait se souvenir à son sujet était que son prénom commençait certainement par un « A » ou un « E ». Mais au fond, cela lui importait peu. Elle avait eu ce qu'elle voulait, elle s'était fait gentiment pardonner en lui offrant son corps et puis les comparaisons s'arrêtaient là. Bien sûr, Emma se souviendra sans doute jusqu'à la fin de sa vie de ce bel étranger qui lui avait fait l'amour avec la plus grande douceur du monde mais elle n'avait pourtant pas réussi à ne penser qu'à lui, l'homme dont elle était tombée follement amoureuse lorsqu'elle était plus jeune alors qu'on lui faisait des choses certainement moins recommandables. Était-ce vraiment si maladroit et abjecte d'avoir eu cette pensée en de tels circonstances? Certainement, mais elle ne pouvait cependant pas s'en empêcher. La jeune femme s'était pourtant ravisée après s'être réveillée dans les bras de se beau ténébreux de rentrer chez elle, dans se manoir qui était sa demeure propre. Elle n'aimait pas y vivre, l'atmosphère qui y régnait était froide et paralysante, presque troublante. Prétextant qu'elle ne voulait pas y retourner, elle resta dans un appartement qui n'était visiblement pas le sien, quelques heures de plus. De toute façon il n'était pas réveillé, du moins pas encore. Emma avait l'impression que les liens qui la retenaient encore là-bas n'étaient que ces nombreuses photos de sa défunte mère, celle dont elle n'avait jamais connu l'existence. Elle ne ressentait aucune absence au fond de son c½ur, elle en paraissait complètement détachée. Elle espérait en vain oublier ce terrible passé, de faire comme si de rien n'était. Car oui, cette adolescente transformée contre son gré en un monstre dont elle ne pouvait avoir le contrôle, priait pour que cela ne soit qu'un mauvais rêve et qu'un beau jour, elle puisse de nouveau retrouver une vie tout à fait normale. Pourquoi était-elle si différente des autres? Pourquoi l'avait-elle choisi elle et non pas une autre? Aucune explication potable ne lui a malheureusement jamais encore traversé l'esprit.

C'était comme ça, un point c'est tout.

- Tu nous quitte déjà? fit une voix de l'autre côté de la pièce.

La belle brune sursauta l'espace d'un instant. Puis elle se retourna vers son interlocuteur et afficha un sourire narquois.

- Comment ça « nous »? A présent vous êtes plusieurs à vivre dans cet appartement ? demanda-t-elle d'une voix joyeuse.
- Pas du tout mais j'aurais espéré que tu prennes ne serait-ce que le petit-déjeuner en ma compagnie. lui annonça-t-il, en lui faisant la moue.
- Non ..


Ils restèrent quelques instants à se regarder l'un l'autre, puis elle reprit :

- Merci, c'est vraiment très gentil de ta part mais je préfère décliner ta proposition. Il ne vaut mieux pas que je reste.
- Mais pourquoi donc? Je n'ai pas été suffisamment à la hauteur de tes espérances cette nuit? Pourtant j'ai eu l'entière conviction que tu as toi aussi pris ton pied . . .
- La question n'est pas là
, affirma t-elle, en essayant de se cacher la vérité à elle-même.
- Alors où est-elle?
- Je . . . je ne sais pas. Écoute euh . . . Andreas
, fit-elle en se rappelant subitement de son prénom, ce n'est vraiment pas une bonne idée que je reste à tes côtés.
- Pourquoi? Non vraiment Emma je ne te comprend pas. Attends deux petites secondes . . Tu débarque de nul part, tu te permets de boire mon sang, je te fais poliment l'amour et puis soudain, tu décide de partir comme une voleuse, en n'ayant aucun prétexte. Tu voulais que je dise quoi au juste?
siffla-t-il entre ses dents.
- Tu n'as pas non plus refusé à ce que je sache... cria-t-elle au bord des larmes.

C'était là sans doute la phrase de trop. La goutte d'eau qui fait déborder le vase. Elle était à bout, elle n'aimait pas ce qu'elle était devenue : un être nuisible au bonheur de tous. Au début, elle s'en voulu de lui avoir balancé quelque chose d'aussi horrible à la tête mais elle se ravisa, et se dit que c'était finalement peut-être mieux comme ça.

- C'est vraiment ce que tu penses de moi?
- Non ... bien sûr que non.
lui répondit-elle la voix tremblante.

Le beau blond s'approcha d'elle et la prit longuement dans ses bras. Il était venu le temps pour lui de la réconforter, à son tour. Il lui devait bien ça. En échange, Emma lui sourit gentiment. Elle se dégagea de son étreinte et de ses bras si protecteurs pour ensuite remonter à l'étage pour s'y rhabiller comme il se doit avant de quitter les lieux.

Pourquoi ne suis-je pas comme les autres . . .?

Arrivée au premier étage, elle enfila sa petite robe de soie noire lui rappelant de nombreux souvenirs de la veille au conservatoire. Elle soupira d'amertume. La jeune adolescente scruta son reflet dans la grande glace en bois forgé et se permit de remettre quelques mèches brunes qui s'étaient malencontreusement égarées sur son beau visage de porcelaine. Puis, ramassant ses affaires traînant sur place, elle se rendit au rez-de-chaussée. Avant de claquer la porte, il lui souffla :

- Je ne dirai rien de tout ça à personne, je t'en fais la promesse.

Elle afficha un sourire tendre avant de lui donner en retour un simple :

- Merci .

*

_______Emma posa un pied sur le bitume froid de Berlin. Les quelques lampadaires allumés commencèrent à s'éteindre les uns après les autres pour permettre au soleil d'accéder à une plus large place. Aucun nuage gris comme il y en avait d'habitude n'étaient présents ce jour-là. Tout était calme, paisible et agréable à savourer. Bon nombre de voitures circulaient déjà sur la route principale. Non, aujourd'hui il n'y avait pas le genre de personnes qui s'apprêtaient à courir un marathon pour se rendre chez eux. En ce moment même, pour la plupart, ils commençaient à se rendre dans le métro pour se rendre à leur précieux travail tandis que d'autres somnolaient encore. La jeune brune au regard ténébreux et envoûtant accentua un peu sa marche d'un pas maladroit et précipité.
Prise d'une soudaine envie de reprendre son souffle, elle se posa sur un banc un peu vieillot et qui paraissait en très mauvais état. Mais au fond, elle s'en fichait. Pas de chichi aujourd'hui, rien. Juste une adolescente normale et plus que banale. Elle fouilla son sac rapidement, espérant y trouver son téléphone portable pour joindre Lucas. Plus de batterie. Elle se mis à croire que la poisse l'avait suivit jusqu'ici.

Et merde !

Déçue et désespérément épuisée, la pianiste en herbe reprit son désormais difficile et long périple à travers les rues de la capitale sous les regards insistants des passants. Elle haussa simplement les épaules. Elle avait décidément d'autres chats à fouetter plutôt que de se demander pourquoi ils la regardaient de cette façon. Après quelques minutes, elle arriva enfin devant la barrière qui donnait accès à un immense jardin qui conduisait par la suite au manoir. Sa maison. Emma respira longuement, poussa la lourde barrière, ce qui eu pour effet un grincement assez désagréable qui lui parvint aux oreilles. Elle fut surprise de découvrir qu'une lumière était restée allumée à l'étage. Non ce n'était pas possible. Elle s'était pourtant assurée d'avoir bien éteint chaque interrupteur avant de se rendre au conservatoire. De plus, la jeune fille ne se rendait jamais dans cette pièce. Cela lui rappelait trop de mauvais souvenirs provenant de sa douloureuse enfance.
Elle avança encore de quelques pas et introduisit la clé dans la serrure, les mains moites et le c½ur battant la chamade.

Comment était-ce possible ?

A peine un pas franchit sur le seuil de la porte que la vieille dame habitant de l'autre côté de l'immense maison fit son apparition.

- Ô ma petite Emma! Cela fait maintenant deux jours que vous n'êtes pas venue nous rendre visite à mon petit Victor et moi. Je me suis fais un sang d'encre pour vous! Ce n'est pourtant pas dans vos habitudes.

La vieille dame vouvoyait sans cesse la jeune fille, sans doute pour s'amuser à un jeu qui n'avait probablement aucun intérêt. Cela n'était que pour la taquiner, rien d'autre. Emma se surprenait elle-même à afficher un léger sourire.

- Clélia vous êtes vraiment adorable mais ne vous inquiétez plus pour moi. Je n'en vaut franchement pas la peine , justifia la jeune adolescente.
- Tss ... tss. Pas de sottises voyons, ma Chérie. Dites-moi donc pourquoi êtes-vous aussi pâle, on croirait presque que vous n'avez pas mangé depuis des jours vu la blancheur de votre pauvre visage! rappliqua la vieille dame en secouant la tête de la gauche vers la droite.
- Eh, je suis juste un peu fatiguée, c'est tout. Mais par pitié, ne vous inquiétez plus pour moi.


D'un geste tendre, elle colla sa main contre la joue de la vieille dame. Puis, décidant que le moment était venu pour elle de partir, elle poussa la lourde porte.

- Emma, attendez deux petites secondes ma petite! s'écria Clélia au loin. J'ai surpris depuis maintenant trois jours un beau jeune homme qui se rend devant votre porte, un joli bouquet de fleurs en main. Je l'ai espionné l'espace d'un instant et j'ai vu de mes propres yeux qu'il était un peu gauche et maladroit et qu'il n'avait pas assez de culot pour sonnez à votre porte. Quoi qu'il en soit, il rode depuis quelques temps près de votre magnifique demeure et, si vous voulez mon avis, il est très mignon, si vous voyez où je veux en venir !

La vieille dame lui fit un clin d'½il accompagné d'un léger sourire pervers. Emma se mit à rire aux éclats. Seul Lucas savait la faire rire de cette façon lorsqu'elle le surprenait toujours dans des situations plus qu'embarrassantes.Elle aimait beaucoup cette vieille Clélia. Remplie de petites attentions et plus qu'adorable. A croire qu'elle était comme une mamie qui était prête à se plier en quatre pour subvenir aux besoins de sa petite fille dont le nom a toujours été tu jusqu'à maintenant.

*

La jeune femme respira longuement et appuya sur la poignée de la porte.

Étrangement, elle ressentait comme un mauvais pressentiment.

La peur du vide.


C'est avec une boule au ventre, sentant que son c½ur pouvait lâcher à n'importe quel moment, que la fille d'un des plus célèbres hommes d'affaire pénétra à l'intérieur de la bâtisse. Au moindre bruit, elle se retournait d'un geste mécanique pour s'assurer qu'il n'y avait personne. Ce qui était encore plus étrange, se fut que la serrure n'avait pas été forcée, et qu'aucun carreau n'avait été brisé. Un craquement se fit entendre . . .

Mais étrangement, il n'y avait rien ni personne ...

A croire qu'elle ne faisait qu'avoir des hallucinations.

Non peut-être pas.


__________ La jeune adolescente monta rapidement les marches qui ne faisaient que de défiler sous ses pieds pour se rendre au deuxième étage - l'endroit où se trouvait son jardin secret - sa chambre. Une fois à l'intérieur, elle avait espéré le moindre réconfort mais rien de tout cela ne fut exaucé. Emma s'allongea, un regard sans aucune expression, inerte sur un grand lit aux draps défaits et chiffonnés. Elle tourna lentement son visage vers la table de chevet afin d'apprendre l'heure qu'il était. Mais au fond, cela lui était complètement égal. Elle allait sans doute rester toute la matinée à se morfondre sur son sort, dans son immense lit à baldaquin, de longues traces noires tracées le long de ses paupières. Seulement vêtue d'un grand T-Shirt blanc appartenant à Lucas taché d'immenses taches noires, provenant de son mascara qui a un peu trop souvent coulé. Elle soupira longuement de mélancolie. Son visage laissait paraître de l'anxiété, ses traits étaient devenus plus visibles avec le temps, laissant paraître une lassitude quotidienne et de la tristesse. Mais malgré tout ça, elle était toujours aussi belle, voire même beaucoup trop. On n'aurait beau l'habiller affreusement, la maquiller comme un pot de peinture, elle serait toujours aussi charmante.

Prise d'un souffle, la brunette resserra sa grosse peluche en forme d'ourson entre ses bras. Une étreinte affectueuse qui lui avait tant manqué. A croire qu'elle cherchait désespérément y trouver un peu d'amour, une source de chaleur provenant d'un simple humain, mais rien. Nada. Elle esquissa un faible sourire nostalgique lui rappelant que c'était sa si gentille grand-mère qui la lui avait offert pour l'âge de ses sept ans. Avec le temps, la bille en verre lui servant d'½il s'était décollée de son orbite. Ce qui, étrangement, le rendait encore plus mignon, faisant tout son charme. Non de façon très galante, elle essuya ses quelques larmes à l'aide d'un mouchoir qu'elle avait trouvé par hasard sous son oreiller bleu clair. Elle n'aimait pas sa vie, ce qu'elle était devenue au fil des années. Il lui manquai, cet être si bénéfique et important à ses yeux. Était-il encore de ce monde?

Quelques minutes plus tard, elle se ravisa et sortit avec peine de son lit si douillet. Elle se sentait comme sale, complètement coupée du monde extérieur. Elle prit longuement une douche après avoir quelque peu hésité entre cette option ou un bon bain chaud. Certes, elle avait tout le temps qu'elle le voulait puisqu'elle venait de prendre deux semaines auparavent un congé sabbatique mais elle s'y résigna tout de même au dernier moment. Elle enroula une longue serviette autour de sa poitrine - la recouvrant jusqu'à ses hanches - puis scruta son reflet à l'aide d'une immense glace d'époque Louis XVI parsemée de petites fleurs en or . « Je ne suis plus celle d'autrefois, je ne suis pas belle. » Pensa-t-elle tout bas. Si sa mère avait été là, elle se serait sûrement fait gronder. Comment pouvait-elle dire une chose pareille! Bien sûr qu'elle était jolie. Un léger sourire narquois se dessina sur ses lèvres à cette pensée. Sa défunte mère lui manquait tant, pourquoi était-elle partie si tôt comme tous les autres? Non elle n'avait pas le moindre souvenir d'elle, simplement quelques histoires futiles que lui racontait son cher papa lorsqu'il n'était pas encore trop occupé par son travail. Après un bon temps de réflexion à fouiller sa grande garde-robe, elle opta pour un simple jean un peu délavé, un grand tee-shirt blanc, orné de quelques écritures noires, lui collant à la peau, et de simples converses noires. De toute façon elle n'avait aucunement besoin de plaire à qui que se soit. Pas même à son Lucas et encore moins à ce parfait inconnu qui rodait près de chez elle.
Emma tourna pendant un court moment son visage vers la grande baie vitrée qui séparait dès lors sa chambre en deux. Elle eut cru un bref instant que ce visage si précieux à ses petits yeux était face à elle, à quelques centimètres de sa bouche. L'un de ses meilleurs amis, son confident, celui dont elle était follement tombé amoureuse autrefois : son Bill. Au fond, elle n'a jamais vraiment su pour qui elle éprouvait des sentiments. Bill ou Tom? Certainement les deux. Était-ce si malsain? Oui, peut-être. Mais après bien des années, elle en avait conclu que tout cela était de sa faute. Oui c'est de sa faute si elle et ses deux petits compatriotes ne se voient plus à présent. La sienne et celle de personne d'autre. Si au moins elle avait eu ne serait-ce qu'un peu plus de chance, pour que ces lettres qu'ils lui faisaient parvenir soit arrivées un jour à destination. Si seulement . . .


Mais cela appartenait au passé à présent.

Seule cette chose qui lui arrache le c½ur un peu plus chaque jour la rattache encore à ces innombrables démons.

Que cette horrible chose . . .



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Pendant un bref moment, tu as cru que cela ne m'atteignait que plus.

Tu m'as alors brisé le c½ur en partant aussi vite que tu étais venu.

Sache Monsieur Kaulitz, que tu m'as profondément arraché cette petite chose qui fait pourtant si mal.

Je t'en veux, Ô oui mais tu es mon tout.

Celui que j'aime . . .

Que ce secret soit à jamais mêlé à cette totale incompréhension .

Je t'aime , bien plus qu'en de simples mots . . .

M'as tu vraiment oublié après toutes ces années ?

Je me le demande encore aujourd'hui .

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# Posté le samedi 26 avril 2008 05:43

Modifié le dimanche 28 septembre 2008 10:34